Il s'agit du deuxième parchemin (et le plus long) trouvé dans la petite église de Rennes-le-Château par Bérenger Saunière. Il paraît que c'est grâce à ce parchemin-ci qu'il entra en possession de son immense fortune. Je dis "il paraît", car personne ne sait avec certitude d'où provint en fait cette fortune. Certains disent qu'il avait déterré un trésor, d'autres disent qu'il avait reçu de substantielles sommes d'argent de riches familles habitant la région, tandis que d'autres encore sont persuadés que sa fortune provenait d'une source moins avouable. De toute manière, la source de cette fortune a été le sujet de maintes controverses au fil des années. Les efforts considérables consacrés au déchiffrement de ce manuscrit n'ont donné que peu de résultats. 

Tout comme dans le premier manuscrit, l'écriture est principalement en style ancien dit oncial, avec des éléments d'écriture semi onciale ici et là pour faire bonne mesure. On pense que les techniques de codage utilisées ici sont d'origine médiévale. L'auteur connaissait à fond le latin et le grec, ce qui permet de dire qu'il doit avoir été un érudit ou un membre du clergé. Bien que ce manuscrit paraisse chaotique, il a été préparé avec un soin et une attention considérables, et a requis de grands efforts. Je l'ai étudié pendant de nombreuses années, le laissant parfois, le reprenant ensuite, et j'ai constaté qu'il présente au moins 13 possibilités de codes qui sautent aux yeux immédiatement. Un expert en cryptographie pourrait sans doute en découvrir davantage encore.

 

Vue d'ensemble des codes contenus dans ce manuscrit

Cette page est simplement destinée à attirer votre attention sur chacun des codes "principaux". A la page suivante je commencerai à examiner chacun d'eux en profondeur. J'exposerai les hypothèses actuelles émises quant à leur signification, et ajouterai mes propres observations. 

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  Code 1

Un pictogramme simple à première vue mais énigmatique, situé vers le bas de la page.

Retourné, le texte se lit:-

A SION N

Le mot SION apparaît également un grand nombre de fois dans le petit manuscrit et, en particulier, le groupe SINON, pratiquement au bas du parchemin. Notez le O qui est en fait un thêta grec, et qui apparaît à deux reprises dans le petit manuscrit. Observez également les très intéressantes marques séparant le A du N. Elles sont soigneusement dessinées et sont indubitablement très significatives.

  Code 2

Au bas du document se trouvent deux lignes de texte en latin, très différentes de tout le reste:-

Même le profane peut voir que quelque chose n'est pas "orthodoxe" ici. Tout d'abord, la langue latine n'utilise pas d'accents. L'arrangement des mots en groupes de 3 est des plus étranges. En outre, pourquoi, bon sang, a-t-il inséré des croix pour séparer les groupes et de gros points pour séparer les mots?

  Code 3

Si vous comparez le texte du manuscrit au vrai texte latin de l'Evangile de Jean 12, versets 1:11, vous constaterez rapidement que des lettres ont été ajoutées à pratiquement chaque mot. Pour rendre la tâche plus aisée, j'ai transcrit le texte du manuscrit en faisant ressortir chaque lettre rajoutée. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour visualiser le texte du manuscrit (en italique). Le texte de la Bible est donné au-dessus de chaque ligne.

A la fin de votre lecture, vous aurez constaté que 140 lettres ont été soigneusement rajoutées au texte original.

  Code 4

Le premier coup d'oeil au manuscrit ne découvre qu'un fouillis de lettres, de sorte que le plus surprenant des codes cachés peut aisément passer inaperçu. Regardez la page attentivement; vous apercevrez alors semés ici et là parmi les autres lettres, de très petits caractères qui, lus l'un à la suite de l'autre, forment les mots REX MUNDI.

  Code 5

Sur les lignes 9, 10, 11 et 12 certaines lettres se trouvent légèrement au-dessus des lignes. En commençant par la première lettre, chacune des suivantes est positionnée exactement 7 lettres plus loin. Assemblées, elles forment les mots

AD GENESARETH

Génésareth est l'ancien nom de la mer de Galilée, et ce petit ensemble de mots signifie littéralement "vers Génésareth". A propos, ces lettres font également partie des 140 lettres rajoutées dans le manuscrit.

 

 

   

 

 

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Dernière revison de la page: 11.24.2004