Saint Antoine de Padoue
Saint Antoine est représenté ici dans des
vêtements de grande qualité. Sa taille est ceinte d’une cordelette dans
laquelle est glissé un crucifix. Dans sa main gauche il tient un livre
ouvert sur lequel se trouve un petit enfant (probablement Jésus). Sur son
bras droit tendu reposent un grand bouquet de lis blancs.
Saint Antoine de Padoue est probablement l’un
des saints les plus connus et aimés, et pratiquement aucune église n’est
estimée complète sans sa statue. Il est
presque
toujours représenté avec l’enfant Jésus dans les bras, ou tenant un lys,
ou un livre, ou les trois. Observez qu’il semble y avoir une deuxième
croix secondaire sur sa robe, juste au-dessous de sa taille.
Saint Antoine naquit au Portugal, mais
passa le plus clair de sa vie en Italie. A l’origine moine augustinien, il
devint par la suite franciscain. Sa conversion à l’ordre franciscain fut
le résultat du massacre de franciscains au Maroc. Lorsque leurs corps
mutilés furent rapatriés, il fut si bouleversé qu’il décida de devenir
martyr lui aussi. On le nomme parfois «le pourfendeur d’hérétiques»,
à cause de sa manière simple et parfois miraculeuse d’enseigner. Saint
Antoine était un grand rassembleur de foule et connut un très grand
succès. Un jour, alors qu’il prêchait un groupe d’hérétiques qui ne
l’écoutaient pas, dans un geste de mépris il se mit à prêcher pour des
poissons qui se trouvaient là, et ils parurent l’écouter avec le plus
grand intérêt. En une autre occasion, confronté à un hérétique, Saint
Antoine plaça le Saint-Sacrement et du foin sur le sol devant une mule
affamée. La mule s’inclina devant le Saint Sacrement avant de manger le
foin. Il est réputé avoir eu une vision de l’enfant Jésus. On fait
souvent appel à lui pour retrouver des objets perdus. Il mourut à l’âge
de 36 ans, en 1231. On le fête le 13 juin.
Sainte Marie-Madeleine
Sainte Marie-Madeleine est ici
représentée dans une robe resplendissante. Elle tient une grande croix
rustique dans la main droite, tandis que dans la main gauche se trouve ce
qui paraît être une urne funéraire. A ses pieds se trouve un crâne
reposant sur un livre ouvert.
Sœur de Saint Lazare et de Sainte Marthe,
on la qualifie souvent de «Pénitente». Sainte Marie avait été nommée
Madeleine parce que, bien que juive de naissance, elle
vivait dans la ville chrétienne de Magdala, juste au nord de la Galilée.
Les évangiles de Saint Luc disent qu’elle était une «pécheresse
notoire» et que sept démons avaient été chassés de son corps. Elle
était présente lors de la Crucifixion, et plus tard près du tombeau vide
de Jésus. Quatorze ans après la mort du Christ, Sainte Marie fut jetée
par les Juifs dans une embarcation sans voiles ni rames, avec Saint Lazare,
Sainte Marthe, Saint Maximin (qui la baptisa), Saint Sidoine ("l’homme
né aveugle"), sa servante Sera, et le corps de Saine Anne, la mère de
la Bienheureuse Vierge. Ils dérivèrent sur la mer et atterrirent au sud de
la France, où Sainte Marie passa le reste de sa vie dans une grotte connue
sous le nom de Sainte-Baume. Des anges lui apportèrent quotidiennement la
Sainte Eucharistie, qui fut sa seule nourriture. Elle mourut à l’âge de
72 ans. Juste avant sa mort, Saint Marie fut transportée miraculeusement
dans la chapelle de Saint Maximin, où elle reçut les derniers sacrements.
On la fête le 22 juillet.
Il existe une autre Marie-Madeleine, connue
sous le nom de Marie-Madeleine de Pazzi.
Elle naquit à Florence le 2 avril 1566 et
mourut le 25 mai 1607. Ses parents étaient tous deux de très noble famille :
son père: Camillo Geri de Pazzi et sa mère, une Buondelmonti. Au baptême,
dans le grand baptistère, elle reçut le nom de Caterina. Enfant, elle se
sentait déjà très attirée par la religion, de sorte qu’à l’âge de
10 ans elle fit sa première communion. Elle se sentait également très
attirée par les personnes religieuses, et par ceux qui avaient récemment
reçu le Sacrement: elle écoutait tout ce qui était dit à propos de cette
expérience. A l’âge de 14 ans elle fut envoyée à l’école du couvent
de Cavalaresse, où elle vécut d’une manière si dévote et
consciencieuse que ses sœurs en religion prédirent qu’elle deviendrait
un jour une grande Sainte. Lorsqu’elle quitta le couvent, elle fit le vœu
de mener la vie d’une nonne, et en décembre 1582 elle entra au couvent
des Carmélites de Santa Maria degl' Angeli à Florence. A l’inverse des
autres saints qui ont accompli des miracles ou se sont comportés d’une
manière particulière, Marie Madeleine était célèbre seulement pour ses
extases, pendant lesquelles elle prononçait des mots de grande
spiritualité et d’amour divin. En une circonstance, elle vécut une
extase de 40 jours consécutifs. A la fin de cette période elle se trouva
sur le point d’expirer. Cependant, elle se rétablit miraculeusement. En
dépit de ses épreuves, elle poursuivit son travail normal et passa une
grande partie de son temps à aider ceux qui en avaient besoin. De nos jours
elle est la patronne de Florence, était fêtée le 25 mai, mais à présent
on célèbre sa commémoration le 29 mai.
Saint Roch
Saint Roch es représenté ici portant une
robe élégante. Il semble lever le bas de son vêtement pour révéler son
genou et sa cuisse droits. La doublure de sa robe est d’un bleu ciel
délicat. Il paraît porter des bottes solides, mais une seule est visible.
A ses pieds se trouve un petit chien qui le regarde. Originaire de
Montpellier dans le Languedoc, il est connu pour avoir soigné les malades
pendant une épidémie de peste en Italie du nord.
Pendant
ces temps terribles, on dit qu’il se rendit en divers lieux pour guérir
les victimes par des moyens surnaturels. Plus tard, il fut lui-même victime
de la maladie alors qu’il se trouvait à Piacenza. Il paraît qu’alors
qu’il gisait sur le sol, un chien errant vint le soigner. Il se remit de
la maladie, mais on dit que son apparence avait tellement changé lors de
son retour dans sa famille qu’on ne le reconnut pas et les autorités le
jetèrent en prison pour imposture. Il y resta jusqu’à sa mort. Un récit
semblable place les événements en Lombardie, où on le soupçonna d’espionnage
et où il croupit en prison jusqu’à son décès. De nos jours, en France
Saint Roch est encore invoqué pour demander sa protection contre les
maladies. On le représente souvent accompagné d’un chien. Il est fêté
le 16 août.