Une théorie d’unification
Je voudrais soumettre une théorie à votre attention et je la présente
ici, sans quoi ma discussion des travaux d’Henri Boudet paraîtrait ambiguë
et probablement très floue. Elle vous aidera également à éclaircir
quelques uns des commentaires un peu particuliers des pages qui précèdent et
que vous avez pu trouver anachroniques par rapport à la l’enchaînement
général des événements. Pourquoi la théorie de l’unification? Et bien
vous verrez qu’elle efface toutes les petites solutions de continuité et
questions importunes qui parsèment ce mystère, et elle les enveloppe toutes
en un petit paquet bien net. Elle rassemble de nombreux éléments du mystère
de Rennes-le-Château qui, jusqu’à présent, avaient toujours été
traités séparément. Cette théorie a mûri dans mon esprit pendant de
nombreuses années et je suis à présent tout-à-fait persuadé qu’elle est
valable, bien que certains d’entre vous puissent en douter.
Je pense que ce qu’ont découvert Boudet et Saunière est en fait un seul
et même trésor. Je pense que cet immense trésor provient d’une seule et
même source, et enfin, je pense que les circonstances de la découverte ont
été identiques pour les deux hommes. Qu’est-ce que cela signifie? Et bien,
jusqu’à présent tout le monde a supposé que c’était la découverte des
parchemins par Saunière qui avait mené au fabuleux trésor qui avait fait de
lui un homme riche. D’autre part, peu a été dit sur la provenance du
trésor de Boudet. Ma théorie, très simple, est la suivante:-
Antoine Bigou avait fait de nombreuses copies des parchemins à présent
célèbres et les avaient placées sous les pierres d’autel de nombreuses
églises; il advint que l’une de ces églises fut desservie par Henri
Boudet, curé de Rennes-les-Bains et une autre par Saunière.
Nous ne saurons jamais comment Boudet a découvert cet ensemble de
parchemins, mais je suis certain qu’il les a eus sous les yeux, car certains
de leurs éléments apparaissent dans ses ouvrages, et je vous en donnerai
bientôt des exemples. Je suis sûr que Saunière tout comme Boudet ont été
obligés de travailler extrêmement dur pour interpréter le contenu de ces
manuscrits. Boudet a certainement découvert le code avant Saunière, car il a
découvert son trésor un certain nombre d’années avant que Saunière n’arrive
à Rennes-le-Château. Il se peut même qu’il ait remis à Saunière tous
les renseignements nécessaires pour déchiffrer les manuscrits. Il a même
simplement pu partager son trésor directement avec son nouvel ami. Etant
donné qu’il leur avait fallu déployer autant d’efforts pour extraire le
secret de ces documents, vous imaginez bien que ni Saunière ni Boudet n’ont
eu envie de transmettre leur secret trop facilement, bien que je pense que
vers la fin de leur vie, ils ont dû penser qu’il devrait profiter à quelqu’un
de quelque manière.
A présent, je voudrais attirer votre attention sur le calice de l’abbé
Grassaud. Il s’agit d’un don fait par Saunière en 1886, et vous verrez
dans mon texte qu’il est évident que Saunière avait déjà en sa
possession d’importantes sommes d’argent, bien avant la découverte des
parchemins.

L’histoire de l’abbé Gélis est extrêmement intéressante, et semble
inextricablement liée au mystère qui nous occupe. Je l’ai placée ici
parce que je suis convaincu que Gélis, tout comme Saunière, avait découvert
lui aussi un ensemble de parchemins. Cliquez sur le bouton pour en savoir
davantage sur ce crime fascinant et jusqu’à présent non résolu.

Ce qui se cache derrière les nombreuses séries de parchemins
Ainsi que je l’ai mentionné précédemment, si l’église de Rennes-le-Château
n’était pas tombée en ruines, il n’aurait probablement pas été
nécessaire de réparer l’autel, et par conséquent les parchemins n’auraient
pas été découverts. Antoine Bigou étant un homme intelligent, il doit
avoir réalisé que cette possibilité existait, de sorte qu’il a voulu
créer une sorte de système de sécurité. Il a déposé des manuscrits dans
toutes les églises de la région. De la sorte, quelqu’un devait les trouver
tôt ou tard. La chance a voulu que deux séries tombent dans les mains de
Boudet et de Saunière, et peut-être une troisième dans celles de l’abbé
Gélis. Ceci implique que Bigou n’a jamais caché les parchemins pour une
raison particulière, ni pour lui-même, mais son intention était qu’ils
soient trouvés par un homme d’Eglise. Qu’il ait pensé qu’en plaçant
cette fortune dans les mains d’un autre prêtre il en serait automatiquement
fait bon usage, nous ne le pouvons le dire. Ce qui est certain cependant, c’est
qu’une telle pensée doit avoir fait plus qu’effleurer son esprit. Je suis
également convaincu qu’il n’a malheureusement jamais imaginé que
pourraient entrer en scène des opportunistes tels que Saunière et Boudet.
Ceux-ci ont distribué une certaine partie de leur fortune autour d’eux,
mais ils ont gardé la part du lion, ce qui met leurs bonnes actions dans une
perspective différente.
Comment Bigou a-t-il pu accomplir une telle tâche? En fait, je ne crois
pas que le fait en lui-même de cacher les parchemins ait représenté une
difficulté. En un certain sens, Bigou a eu la chance d’être entraîné
dans l’un des épisodes les plus sanglants et les plus chaotiques de l’histoire:
la révolution française. De nombreux prêtres ont été obligés de fuir le
pays plutôt que de tomber aux mains d’une populace en colère. Cela
signifie qu’à mesure que la révolution prenait de l’ampleur , les
églises se vidaient par douzaines, ce qui laissa le champ libre à Bigou (et
peut-être à un ou deux fidèles disciples) pour agir dans la clandestinité.
Je suis certain que même si les églises n’avaient pas été abandonnées
il n’aurait pas été difficile de s’y introduire par quelque sombre nuit
et d’y cacher une série de parchemins. Ici encore, la sagesse montre le
bout de l’oreille. Il choisit une église dans laquelle il cache ses
précieux parchemins, et les place sous la pierre d’autel. Même une
populace en colère ne détruirait pas une église et n’en profanerait pas l’autel;
et même si elle le faisait, la pierre d’autel est habituellement tellement
solide, quelle est capable de soutenir des assauts.
Dans les paragraphes qui suivent, je donne quelques exemples spécifiques
tirés des livres d’Henri Boudet, qui font certainement allusion au fait que
Boudet possédait des copies des parchemins et, dans son style d’écriture
unique, il place des éléments de ces parchemins, sans doute dans l’intention
de transmettre son secret de manière profondément cryptée.
Exemples tirés des ouvrages de Boudet
En de nombreux passages de ses livres, Boudet fait allusion de façon
voilée aux parchemins. Puisqu’il n’est pas pressé de dévoiler un secret
monumental, vous concéderez que de telles allusions ne peuvent être trop
manifestes. Souvenez-vous que dans l’une des sections précédentes sur
Henri Boudet j’ai mentionné qu’en additionnant les numéros des chapitres
là où n’apparaissaient pas de numéros de versets pour les citations
bibliques, on obtenait le nombre 77, c’est-à-dire le nombre exact de
lettres formant les deux dernières lignes du parchemin numéro 2. Une autre
coïncidence par rapport à ces références particulières: si l’on prend
les numéros des chapitres et qu’on les multiplie par les numéros des
pages, on peut faire les calculs suivants:-
| Genèse
19 x P.60 |
1140 |
| Genèse
19 x P.61 |
1159 |
| Exode
31
x P.76 |
2356 |
| 1er Rois
8 x P.78 |
624 |
A présent, si l’on prend les résultats, on fait les calculs ci-dessous:-
1140 + 1159 = 2299
2356 + 624 = 2980
2980 - 2299 = 681
Ce nombre 681, est contenu dans le long message qui se trouve au parchemin
2: "Bergere pas de Tentation...... Pax 681..." et les 77 lettres
formant les deux dernières lignes du parchemin 2 font aussi partie de ce
même indice.
Comme dans cet exemple, ses autres références font aussi penser qu’il
avait connaissance des parchemins.
Mes premiers exemples sont tirés de l’un des premiers livres écrits par
Boudet, et avant le vous les montrer, je pense que le moment est venu de
porter à votre attention cet étrange ouvrage. Le livre est intitulé «Du
Nom de Narbonne» et je vous donnerai des extraits de cet ouvrage dans les
prochains paragraphes. Pour ceux d’entre vous qui voudraient se pencher sur
le contenu du livre, j’en ai reproduit ici le texte dans son intégralité:-

Du Nom De Narbonne
Ce livre a été écrit par Henri Boudet vers 1880 et fut, pour autant qu’on
le sache, son premier essai littéraire. Déjà à cette époque, il apparaît
clairement qu’il a choisi un style particulier pour faire passer l’information.
Un style qu’il conserve et peaufine pendant les dix années suivantes. Les
références citées dans ce petit livre montrent que Boudet avait au moins
connaissance des parchemins, mais il est difficile de dire s’il avait déjà
découvert le trésor. Cela est bien possible, sinon pourquoi aurait-il inclus
dans son livre des informations puisée dans les parchemins. Une lecture
approfondie du livre montre qu’il a inséré des éléments profondéments
cryptiques et mystérieux qui ne laissent aucun doute qu’il a la volonté ou
essaie de transmettre un message secret.
L’ouvrage ne comporte que 19 pages et est entièrement manuscrit. Note
1. Dans cet étrange petit livre, il essaie de montrer que les
racines de l’actuelle ville de Narbonne sont étroitement liées aux
premiers peuples celtiques. Pour illustrer ceci, il donne en premier lieu une
multitude de mots d’origines anglo-saxone, latine ou grecque, qui comportent
tous quelque trace significative du nom devenu "Narbonne". Cependant,
il se laisse rapidement emporter par sa théorie sur la langue, et ce dans un
style pratiquement identique à celui de ses autres ouvrages; il cite toutes
sortes de mots en une profusion de langues, et leur attribue des
significations qui sont dans certains cas absurdes. Le sentiment que l’on a
à la lecture de ce petit ouvrage est qu’il tente de dire quelque chose au
lecteur; mais ce quelque chose est très évasif et on ne sait jamais
clairement de quoi il retourne. Comme c’est le cas pour tous les livres de
Boudet, il faut lire et relire. A chaque nouvelle lecture, on découvre
quelque chose de nouveau et en disant cela, je suis maintant pratiquement
convaincu que Saunière a créé son court message ("Sot Pecheur...")
sur la base d’extraits de ce livre.
Exemples pris dans le texte
Dans mon analyse du parchemin 1 j’ai montré que la ligne qui va dans la
direction NO-SE à partir du pictogramme passe au travers des lettres C, A, R
et E. J’ai ensuite montré que ces lettres forment le mot Carré, et
signifie dans certains cas CUBE, mot dont nous avons besoin en fait pour
résoudre cette énigme particulière. Les lettres de CUBE peuvent être
réarrangées en EUCB ce qui phonétiquement, donne E-u-se-be. Un point
géographique appelé Col d'Eusèbe apparaît sur les cartes de la région au
sud de Rennes-le-Château. Eusèbe ou Eusebius est un nom qui apparaît à
plusieurs reprises dans l’histoire, et parce que toutes les personnes qui
ont porté ce nom peuvent avoir quelque chose à voir avec ce texte, j’explore
cette idée séparément.

Cependant, dans son texte il fait allusion à Eusèbe en divers endroits:-
Le texte suivant de la chronique d'Eusèbe reproduit par N. Fonds-Lamothe
dans son étude sur l'antiquité de la ville de Limoux (2), confirme cette
traduction <<P.T. Varro, vico atace in provincia Narbonensi nascitur>>
Ici il fait explicitement allusion à Eusèbe. La référence surgit de
nulle part, et a en fait peu à voir avec le texte qui précède et celui qui
suit. A la page suivante, il fait à nouveau allusion à Eusèbe:-
...la chronique d'Eusèbe <<Varro, vico atace...nascitur>>
Outre le fait qu’il porte Eusèbe à l’attention du lecteur, il est
évident également que le texte latin "P.T. Varro, vico atace in
provincia Narbonensi nascitur" est important d’une certaine façon. Il
semble y avoir peu de raisons d’introduire Eusèbe dans le texte, sauf s’il
voulait utiliser ce texte de quelque manière particulière. En outre, il peut
simplement avoir voulu attirer l’attention du lecteur sur Eusèbe dans l’idée
de le pousser à consulter certains ouvrages de ces auteurs. Finalement, il
mentionne à nouveau Eusèbe dans une note au bas de la page 8:-
-
L'auteur de la chronique d'Eusèbe a-t-il écrit par erreur Vico atace
au lieu de Vico alacino? S'il fallait lire vico atacino ce serait un bourg
indéterminé de la région de l'Atax qui aurait donné le jour à Varron.
Je voudrais maintenant vous renvoyer à une autre section de ce même
ouvrage:-
<<on a calculé approximativement que la masse des sédiments
transportés par ce torrent était d'un million huit cent mille metres cube
par an: c'est à peu près le dixième du produit du Rhône dont le bassin a
une surface environ vingt fois plus grand.>>
Vous verrez qu’il s’est donné de la peine pour donner au lecteur cette
information sans valeur. Cependant, ici le mot clé est une fois encore CUBE
arrangé phonétiquement pour produire Eusebe (E U CE BE) les lettres
traversées par la ligne du pictogramme dans le parchemin 1. C’est le seul
endroit dans tout l’ouvrage, où ce mot est mentionné.
Ensuite, à la page 5 il propose au lecteur un certain nombre de mots, mais
l’un d’entre eux est significatif. C’est le mot Fourmie, et comme je l’ai
montré précédemment, l’un des éléments provenant des codes du parchemin
2 est le Col de Fourmigadies, dont l’altitude est de 800m. Vous observerez
que la première partie du lieu géographique contient le mot Fourmi. Autre
coïncidence, l’altitude 800 se trouve dans le volume cité par Boudet
ci-dessus: "1,800,000 metres cube". Les chiffres suivants forment le
nombre 1000, qui lui aussi a certainement de l’importance par ailleurs.
Exemples du texte «La Vraie Langue Celtique»
Comme dans son livre précédent, Boudet a une fois encore inclus de
nombreux aspects du parchemin dans son texte.
La première section intéressante se trouve à la page 15, bien qu’elle
n’ait à vrai dire rien à voir avec les parchemins. Il parle d’une tribu
appelée les Volkes Tectosages et rapproche ces mots de racines anglo-saxones
pour décrire la nature de la tribu. Une tribu de pillards. Il ajoute ensuite
cette très intéressante déclaration:-
"Aussi cette signification honorable du terme
Pillard s'est-elle conservée intacte dans le pays occupé par eux au Midi
de la France. Lorsqu'un enfant montre une intelligence vive, une âme pleine
d'énergie, et lorsque cet esprit énergique est servi par un corps dont les
membres sont agiles et nerveux, les parents en parlent avec orgueil et
l'appellent « un Pillard »" .
Vous vous souviendrez, que dans ma page d’introduction sur le sujet de
Boudet, il était lui-même un tel enfant. Un enfant actif, plein d’énergie,
hautement intelligent, dont les capacités intellectuelles avaient été
promptement décelées par le prêtre de l’endroit. Ces quelques mots
pourraient bien décrire Boudet lui-même, et ce faisant, se désigner
lui-même comme le Pillard, un pillard du trésor qui lui a apporté ses
immenses richesses.
Ce terme apparaît aussi à la page 50 de son livre, La Vraie Langue
Celtique, où il écrit:-
Il serait bien long d'énumérer toutes les
classifications mises en avant, et il nous paraît préférable de nous
arrêter à la division de Cuvier distinguant les variétés suivantes : 1°
La Blanche ou Caucasique ; 2° la Jaune ou Mongolique ; 3° la Nègre ou
Ethiopique.
La dernière partie de ce texte est la plus significative.
1° La Blanche ou Caucasique ; 2° la Jaune ou Mongolique ; 3° la Nègre
ou Ethiopique.
Voilà, à mon avis, une allusion directe à la dalle funéraire de Marie
de Blanchefort, ingrédient essentiel de la solution du secret du parchemin 2.
Sur cette dalle, le nom de Blanchefort apparaît à la ligne 5. Au premier
point, il parle de La Blanche. Il utilise la forme au féminin du mot Blanc,
attirant de ce fait l’attention sur Marie de Blanchefort. Sur la dalle,
Marie de Blanchefort est qualifiée de Marie de Nègre. Puisqu’il s’agit d’une
femme, il faut donc dire "la Nègre". Boudet utilise une fois encore
la forme féminine dans son texte, alors qu’il aurait tout aussi bien pu
employer la forme masculine. Vous verrez que dans son texte "La Nègre"
apparaît au point 3, et en fait 3 lignes au-dessus de Blanchefort, sur la
dalle, on trouve le même mot "Nègre". En outre, le mot «Nègre»
se trouve en troisième position sur la ligne.
Les mots suivants se trouve à la page 173:-
Les Carnutes occupaient le pays dont Chartres est
aujourd'hui le chef-lieu. En désassemblant les mots qui forment Carnutes,
nous serons à même d'apprécier l'habileté des Druides dans la
composition des noms celtiques des tribus. Carnutes signifie : chariot
rempli d'avoine nouvelle et fraîche, – car, chariot, – new (niou),
nouveau, frais, – oats (ôst), avoine – .
Le mot significatif est ici «ôst» que l’on trouve dans le parchemin 1
sous la forme de lettres placées légèrement sous les lignes. Il est
particulièrement intéressant de noter qu’il cite le mot celte «Oats»
puis propose de le prononcer «Ôst». En fait, il aurait dû écrire Ots. Je
pense que vous serez d’accord avec moi pour dire qu’il y a peu de
ressemblance, phonétiquement, entre Oats et Ost. Notez par comparaison le mot
«New (niou)». Dans l’exemple présent, la description est tout à fait
correcte. Cela démontre sa maîtrise de la langue anglaise, et cependant il
choisit d’utiliser «Ôst» de façon incorrecte. Il se peut qu’il tente d’attirer
l’attention sur cet élément particulier du parchemin 1.
Enfin, tout au long de son livre il fait allusion au blé. Comme vous le
savez, le blé est à la base de la parabole utilisée pour créer le
parchemin 1 et y apparaît également dans mot isolé Blés:-
Page 11
La pellicule du blé moulu et passé au blutoir se
nomme, en dialecte languedocien, brén; en breton bren; en gallois bran; en
irlandais et écossais bran.
Page 72-73
Ils la nommèrent ainsi parce que c'était en
vérité le fondement essentiel de leur alimentation quotidienne, tenant
/lieu du blé qu'ils ne pouvaient point récolter dans leur voyage.
Page 121
«Avril, Aphirila.» Désirer que les céréales
présentent bientôt l'image de l'épi – to ape, présenter l'image, –
ear (ir) épi de blé, – to will (ouill), désirer.
Page 151
les habitants de l'intérieur vivaient de lait et
de viande, ne semaient point de blé, et étaient vêtus de peaux.
Page 166
Ces hommes d'élite distribuaient-ils aussi au
peuple le fondement principal de leur nourriture, c’est-à-dire le blé et
le pain? Feid le déclare positivement, puique le verbe to feed (fid)
signifie, nourrir, donner à manger. Les termes ménir, dolmen, cromleck, se
rapportent encore à ce fait important, qui consistait pour les Druides, à
distribuer au peuple Celte, d'abord la science religieuse, essentielle à la
vie morale, et en second lieu, le blé et le pain, essentiels à la vie
matérielle. Le ménir, par sa forme aiguë et en pointe, représentait
l'aliment de première nécessité, le blé, – main (mén), principal, –
ear (ir), épi de blé.– Chose étrange!Dans tous nos villages du
Languedoc, on trouve toujours un terrain auquel est attaché le nom de
Kaïrolo, – key, clef, – ear (ir), épi de blé, – hole, petite maison
des champs.– Dans ce terrain, probablement, était construit le grenier à
blé des villages celtiques. La répartition du blé était faite par la
main des Druides,
Page 167
Ce chef suprême de l'ordre druidique se nommait
Eal-ir-bad, – to heal (hil), rémédier à, – ear (ir), épi de blé,
– bad, gâté, mauvais –: rémédier au blé gâté. Il était donc
obligé, par ses fonctions d'archidruide, non-seulement de répartir le blé
en temps ordinaire, mais encore, dans les années malheureuses, de
rémédier aux accidents survenus aux récoltes, en distribuant, sans doute,
le blé prudemment tenu en réserve dans les greniers spéciaux.
Dans les paragraphes qui précèdent, Boudet a octroyé une importance
considérable au mot Blé et il le cite à profusion tout au long de son livre.
A mesure que l’on lit le livre, il devient également évident que l’utilisation
de ce mot est quelque peu arbitraire et que son inclusion ne suit aucune
pensée logique. L’ajout de ce mot à de si nombreuses reprises indique donc
quelque chose d’autre. Il pourrait faire allusion à la mention de ce mot
dans le parchemin 1 ou bien il pourrait l’utiliser dans son sens argotique d’
"argent" ou d’ «or».
Je suis certain qu’on peut tirer de nombreux autres exemples plus précis
des ouvrages de Boudet, mais ceux-ci sont cryptés et il faut en faire
abstraction. Comme vous pouvez l’imaginer, nous avons ici une source d’étude
infinie, et si je fais de nouvelles découvertes, je ne manquerai pas de les
mettre sur le site.
Note 1.
Certains d’entre vous peuvent avoir vu les pictogrammes sur certaines
pages de ce livre. Je n’ai donné aucun renseignement à leur sujet parce
que je suis certain qu’ils ne sont pas de la main de Boudet mais ont été
ajoutés postérieurement par une ou plusieurs inconnus. Puis qu’ils n’ont
pas grande signification dans le cadre de mystère, je n’ai pas voulu
ajouter ces éléments de distraction.

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